Au coeur de la Delorean...

Je me propose donc d'écrire la théorie du fonctionnement de la Delorean. Je souligne d'entrée de jeu que c'est MA théorie et que je ne fais que des suppositions, il faut se souvenir que cette voiture est inventée, mais je fais comme si elle fonctionnait vraiment. Vous lisez une revue fictive sur le voyage temporel.

D'abord, passons en revue les différents éléments de la machine à voyager dans le temps:

La Delorean comporte des circuits temporels:
 
Leur installation est assez rudimentaire, étant donné la disposition très désordonnée des multiples câbles et conduites qui occupent l'ancien hayon arrière. Doc a construit ces circuits à "l'artisanale"...
On voit au centre une trappe jaune, celle de remplissage du réservoir de plutonium, élément nécessaire à l'alimentation éléctrique des circuits temporels.
Deux cheminées d'évacuation encadrent ce réservoir. Sans les détailler, les multiples branchements que l'on observe permettent de connecter le réservoir au système éléctrique, de gérer la fission nucléaire et d'amener les résidus de chaleur vers la sortie: les cheminées.
On ignore tout de la structure interne des circuits, leur processus exact de fonctionnement étant malheureusement resté top secrêt.

Voici maintenant la pièce majeure nécessaire au déplacement temporel:
Il s'agit du convecteur temporel ("Flux Capacitor" en anglais). Il nécessite une puissance électrique de 2,21 gigawatts pour fonctionner. Cette quantité d'énergie est colossale. Pour donner un ordre de grandeur, un gigawatt suffit pour alimenter un million de logements. On comprend pourquoi Doc expose que seule la foudre ou la fission nucléaire peuvent générer ce courant électrique.

Pour expliquer son fonctionnement, voici un croquis de Doc:
L'arrivée du courant se fait par trois points. On suppose que les connections sont réalisées à partir de métaux très résistants, qui ne fondraient pas lors de l'injection du courant (Tel que l'or, composant utilisé dans l'aérospatiale notamment.).
Pour décrire son fonctionnement, il faut énoncer une théorie dûe à Albert Einstein:
L'Univers serait constitué par quatre composants, à savoir la Matière, l'Energie, l'Espace et le Temps. Ces éléments sont interchangeables: l'Espace peut devenir du Temps (parcourir un espace implique un écoulement du temps) et la Matière peut devenir de l'Energie (en brûlant du bois, on peut faire avancer une locomotive à vapeur).
Doc a réussi à changer de l'Energie (l'électricité) en Temps avec le convecteur, en comprimant les 2,21 gigawatts d'électricité en un seul point...
Il est fort possible que ce soit ce phénomène de concentration d'électricité qui permette de générer un portail de déplacement temporel. On verra le procédé par la suite.

Le convecteur est essentiel pour se déplacer dans le temps, encore faut-il le mettre sous tension:

Si le convecteur est le coeur du voyage dans le temps, voici le moyen de le faire battre: le levier de mise en marche des circuits temporels ("TFC Drive Circuits"). Ce contacteur met le convecteur sous tension, allume le cadran de destination temporel et le réacteur nucléaire. On pense que le bouton "Reset" met le système entier à 0 (purge du réacteur, redémarrage du cadran temporel...) ceci pour éviter un déplacement temporel involontaire ou bien raté.
Cette commande est essentielle pour passer de la fonction "normale" de la voiture à la fonction temporelle. Heureusement pour Marty, le contacteur est facile à tourner, au point qu'il l'enclenche par erreur en passant une vitesse quand les Lybiens le poursuivent...

On peut surveiller l'activité du réacteur nucléaire:
Le premier compteur (à gauche) permet de vérifier la puissance primaire de la fission nucléaire (l'énergie dégagée par la fission des atomes de plutonium). Le second indique le pourcentage de puissance électrique atteint par la fission. Le troisième est un cadran Roentgens, qui mesure l'exposition de rayonnement dans la chambre de plutonium, en somme son pouvoir irradiant.

Pour que les circuits puissent permettre le déplacement temporel, il faut encore programmer une "destination":

Voici comment on procède:
Doc a monté sur le tableau de bord ce cadran à LED regroupant les trois informations principales. Le cadran rouge désigne l'époque d'arrivée, le vert le moment présent, et le jaune la dernière destination de départ. La précision de la destination est à la minute près.
La construction de ce clavier est très artisanale aussi: on note les vis apparentes sur le côté et l'affichage en lettres Dymo. Les découpes autour de chaque caractère lumineux sont gondolées.

On entre la destination au moyen de ce clavier:
Ici, Doc recycle un clavier de téléphone fixe pour la programmation. Le système est simple d'utilisation. Il n'y a aucune programmation supplémentaire, ce qui permet de se dire que l'activité du réacteur nucléaire et celle du convecteur sont gérées automatiquement. On suppose que Doc disposait des meilleures technologies de l'époque pour réaliser cette prouesse.

Il reste un élément très important pour que le voyage dans le temps réussisse: une vitesse adéquate.
Vous le voyez, la Delorean doit atteindre la vitesse de 88 milles à l'heure (environ 140 km/h) pour que le déplacement temporel ait lieu. Doc a installé ce compteur supplémentaire, pour contrôler la vitesse plus efficacement.

Maintenant que nous savons comment se structure la Delorean, nous pouvons expliquer son fonctionnement.

Il faut d'abord une fission nucléaire. Celle-ci consiste à "casser" des atomes, l'énergie de cette réaction devant servir à alimenter le convecteur. Pour cela, on utilise du plutonium. Les scientifiques le décrivent comme l'un des meilleurs combustibles... La fission consiste à bombarder ce plutonium de neutrons, et l'énergie qui se dégage de cette fission suffirait pour générer les 2,21 gigawatts nécessaires. Certaines centrales nucléaires actuelles peuvent fournir près d'un gigawatt d'électricité. Autant dire que le réacteur de Doc est d'une puissance impressionnnante.
Le savant l'a déclaré lui-même, "c'est entièrement gainé de plomb". Ce métal a la propriété de protéger des radiations, d'où un risque moindre de contamination.
On peut cependant craindre un risque d'instabilité du processus de fission, même si celui-ci est géré automatiquement par la Delorean. Nous espérons que les qualités de physicien nucléaire de Doc sont une garantie suffisante pour son travail de conception du réacteur nucléaire...
Malheureusement pour les écologistes, il y a un gros risque de rejet de particules radiactives dans l'air au terme du voyage:
En effet, une fois le véhicule arrivé à destination, les cheminées arrières évacuent la chaleur dégagée par le réacteur. Comme aucun système de purge de la chambre de fission ne semble prévu, on pense que les micro-déchets restants après la fission partent dans cette vapeur qui s'échappe... Mais leur teneur en radioactivité doit rester faible, donc le risque est minime.

Donc, tout part de la fission: la Delorean consomme intégralement la quantité de plutonium introduite dans le réacteur, car "il faut une pastille pour chaque voyage" affirme Doc. Il faut recharger le véhicule avant chaque voyage:

Une fois ce "détail" réglé, il faut activer les circuits temporels, programmer la destination voulue et atteindre la vitesse de 88 milles à l'heure.
Pourquoi cette vitesse? 
Pour la raison suivante:

Cet appareil qui longe le pare-choc avant est un projecteur de spectre spatio-temporel (Un "flux band"). Il y en a un autre qui longe le hayon arrière des deux cotés du véhicule. Ce système permet de projeter à l'avant du véhicule une charge spectrale qui permet le déplacement temporel. On peut comparer cela à une sorte de portail ouvert sur le destination temporelle voulue.
Regardez ce qui s'est passé lors du premier essai de voyage temporel: la tache lumineuse qui se forme à l'avant est le spectre spatio-temporel en question, projeté à l'avant par les longerons. Il y a une sorte de "lance" au dessus de la voiture (comme une micro-lance à incendie), qui projette ce spectre en majeure partie, les projecteurs linéaires ne faisant que donner une forme assez large à ce "portail" pour que la voiture puisse s'y engouffrer en entier.

On voit mieux cette projection du spectre temporel par cette espèce de lance ici:

Et là, on voit que juste avant la transition temporelle, le "portail" est ouvert juste assez grand pour que la voiture y pénètre:

C'est le franchissement de ce "portail" qui est le moment crucial du déplacement temporel. Sans doute pour éviter un transport partiel du véhicule et de ses occupants, ou bien au pire une désintégration moléculaire au moment de la dispersion de ce flux temporel, la voiture doit avoir une certaine célérité. La vitesse de 88 milles à l'heure serait la vitesse requise pour ce franchissement, ni plus ni moins. L'exigence de cette vitesse a une utilité moindre, mais qu'il faut évoquer: en effet, devoir atteindre les 88 milles à l'heure évite d'une certaine façon de provoquer un déplacement temporel par erreur, vu qu'il faut une certaine distance et une route dégagée pour y arriver. Aucun risque d'atteindre cette vitesse sauf si on le veut réellement...

A terme, lorsque la Delorean pénètre dans le portail, celui-ci se referme brutalement:
On peut penser que cela sert à éviter un danger de dénaturation de la structure moléculaire de la voiture et de ses occupants. En effet, il faut éviter que le portail ne reste ouvert assez longtemps pour qu'autre chose ne passe au travers, au risque de se recomposer avec la Delorean de l'autre côté, un peu comme ce qui arrive au scientifique dans le film "La Mouche"...

On sait aussi que ce n'est pas le convecteur qui active les projecteurs de spectre temporels, mais plutôt l'effet de célérité provoqué par la vitesse de la voiture. Regardez cette photo:

Cette vue a été prise en 1955, quand la Delorean n'a pas pu être rechargée en plutonium. Doc a utilisé un autre procédé, que nous verrons...  A cet instant, Marty a déjà atteint les 88 milles à l'heure mais le déplacement temporel n'est pas possible car le convecteur ne reçoit pas les 2,21 gigawatts générés par la fission nucléaire. Pourtant, on voit bien que les projecteurs sont "allumés". Ils fonctionnent donc quand la voiture a atteint la bonne vitesse, pas quand elle est chargée en plutonium... Heureusement pour Marty, sinon le portail n'aurait pas eu le temps de s'ouvrir au moment de la décharge engendrée par la foudre. 

Une question reste en suspend: pourquoi avoir choisi une Delorean?
Doc nous donne un élément de réponse: "Par ailleurs, la carrosserie étant en acier inoxidable, à la dispersion des flux..." Mais il n'a pas le temps de finir sa phrase...
Finissons la pour lui: un courant électrique est source de magnétisation. C'est le principe de l'électro-aimant (on génère un flux électrique autour d'une pièce de métal). La quantité phénoménale d'énergie qui est brutalement dégagée par les circuits temporels doit générer un champ électromagnétique puissant, qui risquerait de désintégrer un véhicule composé essentiellement de métal. Or, la Delorean est en acier inoxidable, un matériau dit "austénitique", donc non magnétisable. La dispersion des flux électriques lors de la fermeture du portail, moment ou la magnétisation est la plus forte, est donc sans incidence sur la structure moléculaire de la voiture. Son occupant reste bien protégé par la carrosserie...

Voyons maintenant ce qui s'est passé en 1955.
Pas de chance pour Marty: lors de la poursuite avec les lybiens, il a malencontreusement activé les circuits temporels et atteint la vitesse de 88 milles... Il est transporté à la dernière date inscrite par Doc lors de sa démonstration: le 12 novembre 1955 à 1h21 du matin. Il devient le premier humain à avoir voyagé dans le temps... et à oublier le plutonium nécessaire à son retour...

Il prend contact avec Doc en 1955. Celui-ci lui affirme à juste titre "qu'en 1955 ça me parait plus dur à se procurer..." de quoi? Du plutonium voyons!
Son cerveau génial lui donne la solution: il faut utiliser la foudre! Mais comment la canalyser dans le convecteur?
Comme ceci:
Doc conçoit et installe ce mât métallique sur la Delorean, afin de capter la foudre. Ce mât entre en contact avec un câble tendu en travers de "Main Street", la rue qui longe l'hôtel de ville à Hill Valley, câble relié au sommet de ce bâtiment, point d'impact de l'éclair (prévisible grâce au tract que Marty a rapporté du futur.)
Il est directement relié au convecteur, ce qui confirme que son fonctionnement est bien de concentrer les flux électriques en un point unique pour ensuite redistribuer la puissance aux "flux band".
Il convient d'ajouter que ce système est particulièrement dangereux: on a vu que la gestion de la puissance générée par le réacteur nucléaire se faisait automatiquement, mais au niveau de cette même chambre. Or, comme le mât ne passe pas par le circuit de régulation des circuits temporels, mais est directement branché au convecteur, aucun système ne permet de réguler un afflux trop important de courant dans celui-ci. Un éclair trop puissant pourrait faire tout sauter!
Il semble que l'éclair qui a frappé la Delorean était d'une puissance comparable à celle requise, un miracle pour Marty dirons nous...
Nous savons malheureusement ce que provoque une surcharge en gigawatts:



Ce déplacement temporel a malencontreusement eu lieu à cause d'une surcharge en gigawatts provoquée par un éclair trop puissant. Cet éclair a provoqué une activation involontaire des circuits temporels et précipité Doc en 1885. A cela s'est ajouté un dysfonctionnement du cadran de programmation, d'où ce départ précisément en 1885...
On comprend ainsi pourquoi il est nécessaire de fournir la juste quantité d'énergie au convecteur, ce afin d'effectuer le voyage temporel dans les limites prévues.

Nous conviendrons que l'usage du plutonium est extrêmement dangereux et inapproprié si on veut se déplacer fréquemment dans le temps, du fait que se procurer ce produit radioactif relève d'une difficulté accrue de nos jours et a fortiori dans le passé.
C'est pourquoi Doc a mis à profit son voyage dans le futur:
Il a d'abord remplacé la chambre de fission nucléaire par un procédé plus sécurisant.


Il s'agit du générateur de fusion. Ce procédé énergétique n'est pour l'heure pas encore maîtrisable à l'échelle humaine, mais ce phénomène se produit naturellement au coeur de notre Soleil. Pour faire simple, cela consiste non plus à casser des atomes, mais à les faire se rencontrer à grande vitesse en vue de les fusionner, et à capter l'énergie dégagée par cette fusion. Le processus ne nécessite plus des atomes lourds, à fort rayonnement irradiant comme le plutonium, pour produire suffisamment d'énergie; mais de la matière organique suffit.
Apparement, les épluchures de fruits et les liquides sucrés (tels que bière ou soda) sont les "ingrédients" privilégiés pour alimenter le générateur. On peut supposer que les qualités énergétiques (vitamines, glucides...) de ces composants ont une influence favorisante dans la fusion.
Comme avec la chambre de fission nucléaire, chaque voyage temporel nécessite une recharge.

Les atomes sont intégralement fusionnés pour générer la pussance nécéssaire, mais on ne sait pas quelle matière on obtient en fin de fusion:
La théorie de Lavoisier expose que "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.", ce qui signifie que les atomes ne disparaissent pas mais changent de forme. On a vu que les résidus radioactifs sont évacués par les cheminées arrière avec la fission du plutonium. Qu'en est-il des restes conséquents à la fusion?
Soit on peut penser que les résidus sont brûlés lors de la décharge d'énergie, soit la fusion est maitrisée jusqu'a ce que les résidus forment un corps gazeux expulsé par les cheminées en même temps que la vapeur de refroidissement de la chambre de fusion.

Le procédé de fusion est une méthode de recyclage des déchets intéressante. On peut affirmer que ce processus est d'usage courant dans le futur, étant donné que la société Fusion a apposé sur ces générateurs la mention "Home Energy Reactor", qui signifie réacteur énergétique domestique. Ce produit est donc à usage massivement civil, quant à savoir s'il équipe couramment les véhicules du futur, on ne peut que le supposer, les ressources en pétrole s'amenusant au fil des décennies.

La seconde innovation que Doc a apporté à la Delorean est la conversion "hover".

 Le véhicule est ainsi capable de voler. Cela a l'air courant en 2015, mais n'est pas un équipement de série si on en croit la possibilité offerte par Goldie Wilson III à la publicité (qui transforme votre vieille routarde en voiture cosmique.)
Le coût a l'air réduit (39999,95 dollars, ce qui fait pour nous, compte tenu de la dévaluation du billet vert en 2015, environ 800 euros.) pour une technologie qui a l'air simple, car adaptable sur n'importe quel véhicule, y compris aussi "âgé" que la Delorean (qui aurai 33 ans en 2015).
Son fonctionnement repose sur une force opposée à la gravité terrestre. La poussée de décollage n'est pas fournie par un moteur à combustion standard, tels ceux équipant les fusées d'aujourd'hui, mais plutôt par un générateur d'ondes magnétiques (aucune flamme ne sort du dessous de la voiture quand elle décolle.) qui entrainerait, à l'instar de deux aimants de polarité identique, une poussée contraire qui ferait s'élever le véhicule au dessus du sol.
Il y a un générateur central qui ne sert qu'au décollage et à l'atterrissage, pour permettre la poussée initiale et le rabattement des roues.
On le voit ici à l'atterrissage:

Les roues se sont complètement rabattues et le véhicule ne touche pas encore le sol, d'où cette poussée initiale au centre de la Delorean.
Ensuite, le fait que les quatres roues s'encastrent sous le chassis permet de dire que chacune renferme un générateur magnétique nécessaire pour le maintien en l'air du véhicule pendant le trajet. Le fait d'avoir ainsi quatre sources de force magnétique contraire permet au pilote de contrôler plus efficacement l'inclinaison de la voiture, alors que la force centrale la maintiendrait en l'air sans permettre cette inclinaison, nécessaire notamment pour tourner.

Concernant le procédé de direction, celui-ci repose sur l'orientation des champs magnétiques généré par les roues: le côté où le champ sera plus fort poussera la voiture de l'autre côté. Par exemple, si le champ magnétique le plus fort est développé par la roue arrière gauche, la poussée sera orientée vers le bas et la droite, vu que l'inclinaison se fera dans cette direction.


La flêche rouge sur cette photo montre le côté ou le champ magnétique est le plus fort, ce qui provoque le virage à droite légerement orienté vers le bas, comme le montre la flèche jaune.

Reste la question du déplacement vers l'avant ou l'arrière. Il semble que Doc ait employé les cheminées arrières à un usage double: le refroidissement/purge de la chambre de fusion et la poussée de déplacement:

Les cheminées génèrent une lumière, ce qui n'était pas le cas avant. Il y a deux générateurs de poussée dans chacune, comme il y a sur certains hovercrafts. On pense que cela ne repose pas sur un champ magnétique mais plutôt sur un souffle, comme avec un moteur à réaction. En tout cas, générateurs de poussée comme de champ magnétique forment une même lumière, qui peut avoir un but signalétique, un peu comme les feux de positionnement sur un avion.

La source d'énergie nécessaire pour activer le système hover ne provient pas du générateur de fusion, qui sert exclusivement au convecteur temporel. On le sait car la voiture continue de voler après le déplacement temporel en 2015. Vu la quantité importante d'énergie qu'il faut pour le convecteur, on voit mal comment le système hover pourrait pomper sa part d'énergie dessus. De plus, la chambre de fusion ne peut fonctionner que lorsque les circuits temporels sont activés, comme on l'a vu avec le TFC Drive Circuits; et on sait que Doc peut les couper et les activer tout en volant.
Le moteur à combustion interne continue de tourner en vol (on l'entend quand Doc décolle en 1985), donc c'est de là que provient l'énergie nécessaire au système hover. Vu la simplicité du système que nous avons évoqué plus haut, on suppose que l'alternateur du moteur PRV suffit à délivrer l'énergie nécessaire à la génération du champ magnétique de vol.

Doc a eu une bonne idée d'adapter ce système en vogue en 2015: la Delorean passe inaperçue dans le futur et se déplacer dans le temps par la voie des airs limite grandement le risque de collision avec un obstacle à l'arrivée dans l'époque de destination (souvenez vous de l'épouvantail de Peabody en 1955. Et si cela avait été un mur de briques ou un poteau en acier...?)

La signalétique du véhicule vue du sol a été prévue par le savant:
On voit ici que le dessous de la Delorean ne ressemble plus à un bas de caisse conventionnel!
Une foule de composants est venue se greffer sur le châssis...
Commençons par le bloc le plus à l'avant de la voiture: il comporte six hublots éclairés par une lueur verte. L'ondulation de cette lumière est le repère du degré d'activité du système hover, car "l'aller-retour" de ces lueurs est constant, un peu comme un equalizer sur une chaîne Hi-Fi...
Il y a aussi deux blocs latéraux, juste derrière les roues avant. Chacun s'allume à tour de rôle et permet de signaler les contours du véhicule aux usagers au sol, comme le fait le réseau clignotant sur un avion...
Les mêmes repères sont reproduits sur les deux blocs du centre, qui comportent également tous deux des buses rouges percées de trois orifices chacunes. Ce sont les sources de rayonnement du générateur magnétique central utile au décollage de la Delorean.
Le dernier bloc à l'arrière regroupe les batteries dans lesquelles s'accumule l'énergie nécessaire au système hover. On suppose qu'elles sont de type ionique, plus résistantes que toutes les batteries conventionnelles. Leur position sous la voiture permet de justifier le fait que le système hover puise son énergie du moteur V6: les batteries sont directement alimentées par un altenateur adapté entrainé par les six cylindres...
Les roues s'éclairent aussi, cette lueur provenant du rayonnement des générateurs magnétiques qui y sont placés... Le générateur central n'émet aucune lumière, donc il est inactif lors du trajet aérien.

Doc se retrouve précipité en 1885 par un éclair inopiné. Il envoie une lettre à Marty dans laquelle il explique les dégats provoqués par la surcharge en gigawatts:
Les instruments de vol sont détruits. On peut penser que les circuits électroniques commandant le système hover ont grillé, et non pas les générateurs magnétiques ou encore les batteries ioniques, auquel cas la voiture aurait explosé...
Cela permet d'ajouter que les éléments principaux sont protégés par une surcharge. Doc a réussi à poser la Delorean, puisqu'elle n'est pas disloquée dans la mine ou on la retrouve en 1955, ce qui signifie qu'une surcharge provoquée par la foudre n'a pas un effet immédiat sur le système hover. On suppose que le générateur central dispose d'une fonction de secours: quand le système hover est atteint en vol, le générateur produit un fort champ magnétique pour maintenir la voiture en l'air, champ qui décroit progressivement pour amener le véhicule au sol le plus doucement possible. Il puise son énergie dans une réserve dédiée à ce système au sein des batteries ioniques, pour que le pilote puisse se poser en catastrophe.
Il existe des sièges éjectables pour les véhicules équipés hover. On en voit la réclame sur le panneau de Hill Valley en 2015 ("Ejection seats save lives"):
Mais si Doc en a équipé la Delorean, il ne s'en est pas servi, sinon la voiture aurait fini en canette broyée...

Intéressons nous maintenant aux modifications faites par Doc en 1955, pour permettre à Marty de retourner initialement en 1985, puis de sauver le savant en 1885:

Doc a stocké la Delorean dans une mine désaffectée, bien à l'abri derrière une barricade de pierres et de planches. Elle y resta 70 ans.
On peux souligner l'extrême robustesse non seulement de la voiture en elle même, mais aussi des circuits temporels créés par Doc.
Les seules parties qui se sont abîmées au contact de l'air sont les pneus:

La foudre a détruit la puce de régulation des circuits temporels, dont nous avons évoqué l'existence plus tôt dans cette étude. Nous avons dit que les circuits étaient auto-régulés par un système électronique. Cela permet de gérer automatiquement l'activité de production de l'électricité, la concentration des flux, le champ de déplacement temporel et la purge du système.
On voit l'ampleur du problème si ce composant est hors d'usage:

"C'est cette petite babiole qui pose un si gros problème..." Heureusement, Doc possède une excellente mémoire concernant les composants électroniques ainsi que leur date d'invention: il conçoit un schéma détaillé du système de régulation des circuits de tête en 1885, sans pouvoir tester son fonctionnement!

C'est la seule image que nous avons de ce schéma. La longueur du dessin présage sa complexité. En effet, il faut reproduire l'équivalent d'une puce électronique sans la miniaturisation et avec les composants connus en 1955...
Voici ce que ça donne:

Devant le taille du nouveau composant, Doc n'a pu faire autrement que de le sangler sur le capot de la Delorean. Une durit part du boîter arrière pour se jeter sous ce capot: on pense que Doc a branché le système de régulation des circuits directement sur la console centrale de déplacement temporel, qui est juste à l'aplomb de ce branchement.
Doc ne dispose pas de transistors, ce qui aurait permis de miniaturiser un peu le système. On pense que même s'ils ont été inventés en 1947, ces composants n'étaient pas encore en vente courante. Doc a recours aux lampes triodes, comme celles que l'on trouvait dans les radios de type TSF (il en place une sur l'image suivante). Ces composants ont un rôle d'amplification du courant électrique, utile à la régulation de circuits temporels conçus pour absorber de fortes quantités d'énergie.

Le circuit de régulation doit être chaud pour fonctionner (Doc le sous-entend lui-même et passe la main dessus pour en jauger la chaleur.). On pense que la pièce conçue en 1955 n'a pas de fonction régulatrice des circuits temporels en tant que telle mais sert juste à remplacer une puce qui avait une fonction de centralisation des informations électroniques concernant cette régualtion.
On conçoit la fragilité d'un système externe tel que celui-ci: il est soumis aux agressions extérieures. Le moindre heurt avec un projectile pourrait l'endommager. Si cela se produisait en pleine accélération en vue d'un déplacement temporel, qui sait ce qu'il adviendrait du véhicule et de ses occupants?

Doc change aussi les jantes et les pneus de la Delorean, ce qui n'était pas un luxe:

Le système entier de suspension et de moyeu a été revu par Doc pour arriver à caser ces énormes roues dans les passages prévus, ce qui surélève fortement le véhicule. Cela à une utilité pour les trajets sur des sols irréguliers comme les plaines de l'Ouest américain.
On voit ainsi les talents de mécano de Doc, qui a su adapter l'entre-axe des supports de roue à ces nouvelles jantes étrangères à la Delorean.

Cet examen des pneus nous amène à la question des flammes qui jailissent des roues au terme du déplacement temporel:

Classiquement, la Delorean produit ces flammes avant de disparaitre dans le portail temporel. L'entrée dans ce portail à pour effet d'accélérer brutalement la voiture pendant un court instant, ce pour favoriser une transition temporelle intégrale. Le frottement des pneus sur le sol, amplifié par cette accélération, provoque une brûlure légère de ceux-ci sur quelques microns d'épaisseur, tout comme celle du sol. Cela explique que les flammes apparaissent aussi quand la voiture vole, du fait du frottement excessif des pneus, cette fois avec l'air, du fait de cette accélération. Seuls les pneus brûlent car ils résistent moins aux frottements que l'acier de la carrosserie, et sont composés en partie de pétrole comme toute matière apparentée au plastique - facilement inflammable - en toute logique.

On peut dire que nous avons fait le tour de la question, dans la limite du vérifiable et du logique.
J'espère vous avoir appris des choses, voire simplement diverti.
Je pense que oui si votre tête ressemble à celles-là:
Eh oui, c'est ça l'effet Delorean!!!

                                                                                                                    To be concluded...

Derniers Commentaires

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés